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Après le congrès de l’Association pour le développement de l’histoire culturelle

Bonjour,

comme promis ici même la semaine dernière, voici un nouveau post sur l’actualité de l’histoire culturelle.

Je vous annonçais la tenue du congrès annuel de l’Association pour le développement de l’histoire culturelle à l’INHA samedi 24 septembre. J’ai assisté à la matinée, consacrée à l’assemblée générale (rapports moral et financier) et à la conférence, donnée cette année par le médiéviste Jean-Claude Schmitt, directeur d’études émérite à l’EHESS. Je n’ai malheureusement pas pu assister à la table-ronde de l’après-midi, consacrée à la question de la biographie.

Quelques mots d’abord sur l’ADHC. Cette association, qui existe depuis 2001, rassemble aujourd’hui une soixante de membres qui travaillent dans le domaine de l’histoire culturelle ou qui s’y intéressent. Tous ne sont pas universitaires ni historiens ni contemporanéistes – mais la plupart le sont. Elle est présidée depuis ses débuts par l’historien Pascal Ory, professeur à l’université de Paris 1 et auteur d’un grand nombre d’ouvrages qui ont contribué de manière décisive à installer la spécialité de l’histoire culturelle dans le paysage intellectuel et universitaire français à partir des années 1980. Elle réunit ses membres une fois l’an – le dernier samedi de septembre -, leur remet un bulletin contenant les textes du congrès de l’année passée, des positions de thèses et autres éléments intéressants, ainsi que la lettre de l’association, réalisée par l’historien Philippe Poirrier, qui rassemble toute une série d’informations sur les séminaires, colloques, publications etc. touchant de près ou de loin l’histoire culturelle, française ou étrangère. Vous pouvez y adhérer vous-même et glaner des éléments qui vous intéressent en allant sur le site de l’association à cette adresse :

http://www.adhc.asso.fr/

L’association dispose également d’une page Facebook :

https://www.facebook.com/Association-pour-le-d%C3%A9veloppement-de-lhistoire-culturelle-225015994323677

Comme je l’écrivais, je n’ai pu assister à la table-ronde consacrée à la biographie. Voici quand même quelques éléments qui vous donnent une idée des propos échangés.

Cette Table ronde était animée par Pascale Goetschel (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), avec François Chaubet (Université Paris Ouest), François Dosse (Université Paris Est Créteil Val-de-Marne), Emmanuelle Loyer (IEP Paris), Gisèle Sapiro (EHESS), Jean-Claude Yon (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.

Le genre biographique, qui consiste à écrire l’histoire de vies particulières, longtemps prisé, demeure d’une brûlante actualité. En témoigne la vogue éditoriale des biographies, et précisément des biographies dites historiques. Il n’en demeure pas moins que la biographie a été, et reste, l’objet d’une série de suspicions de nature différente. Le  genre a pu être, tour à tour, considéré comme trop littéraire, suspect de véhiculer une histoire trop anecdotique ou accusé de privilégier de manière abusive l’individuel sur le collectif. A rebours, il a aussi été accusé de servir de simple illustration à une histoire plus large des sociétés, désincarnée. Il est vrai que la biographie historique a prêté, et prête encore, le flanc à de telles critiques : dominent souvent le choix quasi systématique des « grands hommes », la production de sommes détaillées à l’extrême ou la publication de récits événementiels sans souci de compréhension des phénomènes sociaux, politiques, économiques ou culturels dans lesquels les trajectoire individuelles se déroulent. A contrario, toute une histoire soucieuse de mettre en évidence les mécanismes globaux à l’œuvre dans le fonctionnement des sociétés continue à se défier de cette approche par le singulier.

Cependant, sans aller jusqu’à parler de « retour de la biographie » dans les années 1980 – dans la mesure où elle n’a jamais disparu –, on peut noter que les historien-nes-s’en sont emparé depuis quelque trente ans, et surtout récemment, lestés d’interrogations inédites, porteurs de nouvelles manières de faire et non dupes de l’« illusion biographique » mise en évidence par Pierre Bourdieu. Tel est l‘enjeu de la table ronde : analyser les formes contemporaines de la biographie et, ce faisant, réinterroger l’écriture de l’histoire. Parmi les questions qui y seront abordées, peuvent être retenues : les formes narratives ; le lien avec d’autres sciences humaines et sociales (psychanalyse, sociologie, anthropologie, approche littéraire ou musicologique…) ; la place accordée à la postérité des individus et à leurs  mémoires dans la construction du récit ; les usages de leurs biographies par les acteurs eux-mêmes ; la place des hommes seconds, des figures ordinaires et des femmes ; le lien entre portraits individuels et collectifs. Autant d’interrogations qui rejoignent celles de l’ADHC depuis sa création.

 

La conférence du matin, passionnante, était assurée par Jean-Claude Schmitt, sur les « rythmes au Moyen-Age ». En voici un bref compte-rendu, en style télégraphique, un peu décousu et qui doit encore comporter quelques fautes (je ne l’ai pas réécrit complètement). Mais c’est toujours ça!  conference-jc-schmitt-copie

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A l’année prochaine pour le prochain congrès. Et à la semaine prochaine pour le prochain post!

C’est ma rentrée!

Bonjour à tous,

la date est écrite noir sur blanc, irréfutable : mon dernier post remonte à… février 2016! A peine croyable et pourtant…

Que s’est-il passé? Comment justifier ce long silence? Est-ce que je n’aurais rien fait depuis six mois?

Au contraire : j’ai fait trop de choses, le rythme a été trop intense et je n’ai pas réussi à suivre. Les urgences s’enchaînaient les unes aux autres, m’enchaînaient à mon banc de rame et je ne trouvais plus le temps, ni l’envie, d’alimenter ce blog. Entre surmenage et périodes de complet relâchement, ce pauvre blog n’avait aucune chance. Il faudra un jour que je décrive la vie ordinaire d’un universitaire ordinaire dans la France d’aujourd’hui, et notamment cette course incessante contre la montre. Quand j’en trouverai le temps…

En attendant, j’ai pris, rentrée oblige, de bonnes résolutions. Par exemple celle-ci : chaque semaine, trouver une heure, plus si je peux, pour poster un nouveau billet sur ce blog. Histoire de faire plaisir à mes nombreux lecteurs qui désespéraient d’avoir de mes nouvelles – et je remercie ceux qui m’ont, par divers canaux, fait part de leur amicale impatience.

Comme par le passé, ce blog professionnel me servira à communiquer  avec mes étudiants à Paris 3, à Sciences Po ou à Ina Sup mais aussi, plus que par le passé peut-être, à m’adresser à à tous ceux qui passeraient là par hasard ou par ouï-dire, aux curieux et aux « passants honnêtes », comme chantait Brassens, et même à ceux qui ne le sont pas!

J’y parlerai surtout de mon « actu », articles et livres à paraître ou parus, conférences et colloques auxquels j’aurai assisté ou participé, mais aussi, peut-être, de choses diverses et variées qui touchent de près ou de loin à mes centres d’intérêt dans le domaine intellectuel et professionnel : politiques culturelles, relations culturelles internationales, histoire intellectuelle, médias et censure, contre-culture, arts et société, philosophie et épistémologie de l’histoire, BD, SF et Fantastique…

Vaste programme, me direz-vous. Le tout est de s’y mettre.

Je commence aujourd’hui avec l’annonce du prochain congrès de l’Association pour le développement de l’histoire culturelle (ADHC) qui se tiendra samedi prochain, 24 septembre, à l’Institut national de d’histoire de l’art, à Paris. En voici le programme, ici :

le-congres-annuel-de-lassociation-pour-le-developpement-de-lhistoire-culturelle

Et j’en profite pour poster également la dernière lettre en date de l’ADHC, réalisée comme les précédentes par Philippe Poirrier, source indispensable pour connaître l’actualité de l’histoire culturelle en France.

lettre-adhc-n143-aout-septembre-2016

J’espère que vous pourrez vous aussi assister à ce congrès qui s’annonce passionnant. Et j’espère trouver le temps d’en faire un rapide compte-rendu pour ceux qui ne pourront pas venir.

A bientôt donc! Dans une semaine plutôt que dans six mois…

 

Programme de recherche sur les capitales européennes et la culture

Le jeudi 4 février a lieu à Paris III la deuxième séance du programme de recherche sur les capitales européennes et la culture depuis 1945.

Cette deuxième séance portera sur les capitales et les musées.

On envisagera l’évolution du territoire muséal des quatre capitales (Paris, Berlin, Londres, Madrid) et on comparera le fonctionnement de leur système muséal. La politique d’acquisitions, la gestion des collections, la question des publics seront examinées dans des études de cas.

Animeront cette séance, outre Françoise Taliano des Garets : Gabi Dolff-Bonekämper (Université Technique de Berlin), François Mairesse (Université Paris 3)

Le formulaire d’inscription est disponible à l’adresse suivante :
http://www.culturecommunication.gouv.fr/Ministere/Histoire-du-ministere/Actualites/Les-capitales-europeennes-et-la-culture-depuis-1945-Berlin-Londres-Madrid-Paris

L’introduction générale du séminaire est accessible à cette URL : http://chmcc.hypotheses.org/1749

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Colloque François Mitterrand Les années de l’alternance, 1984-1988

Nouveau colloque (là encore je suis un peu en retard dans l’information, pardon) : aujourd’hui et demain se tient à l’Assemblée nationale, un colloque sur la présidence de François Mitterrand entre 1984 et 1988. Ce colloque fait suite à celui qui s’était tenu sur la période 1981-1984 (« François Mitterrand, les années du changement » publié en 2001 chez Perrin), déjà organisé par l’Institut François-Mitterrand. Tous les aspects seront passés en revue par quelques spécialistes, dont votre serviteur sur les aspects de politique culturelle.

 

l-association----Institut-Francois-Mitterrand

La diplomatie culturelle de la France – retour du Japon

Un peu tard pour mettre sur ce blog le programme de la rencontre franco-japonaise organisée le week-end dernier à Tokyo par Mariko Oka-Fukuroi, professeure à l’université Aoyama Gakuin de Tokyo et ancienne vice-présidente de la Maison du Japon à Paris. Mais il y aura probablement des suites à cette rencontre, sous la forme d’une publication en ligne et d’une autre rencontre, à Paris cette fois, probablement en 2017. Affaire à suivre, donc…

Par ailleurs, je posterai sans doute un compte-rendu de cette première rencontre, fort intéressante… dès que j’aurai trouvé le temps de le rédiger!

L’objectif du forum (organisé en collaboration avec la School of Cultural and Creative Studies de Aoyama Gakuin University, le Bureau français de la Maison franco-japonaise et la Société académique japonaise des études intercuturelles) était le suivant : analyser et réfléchir à l’évolution de la politique culturelle extérieure de la France au XXI siècle, autrement dit, au passage du rayonnement culturel à la diplomatie d’influence.

La diplomatie d’influence est-elle l’équivalent français du « soft power » ou de la « public diplomacy », notions issues de la politique publique anglo-saxonne ? Trois intervenants français et trois japonais ont abordé les enjeux, les stratégies et les opérateurs de cette réforme dans le contexte de la diplomatie française actuelle.  Leurs analyses ont été discutées par des chercheurs japonais spécialistes de la politique des « concurrents valeureux » de l’Institut français, tels que le British Council et le Goethe Institute.

Voici le programme :

国際研究フォーラム8_0108

 

 

 

 

Diversité culturelle et les Capitales européennes de la culture : deux colloques le 4 décembre 2015

Vendredi prochain, 4 décembre, auront lieu deux colloques qui s’annoncent aussi passionnants l’un que l’autre. Pas facile de choisir! Faites comme moi : allez aux deux.

A l’université de Paris III Sorbonne-Nouvelle (amphithéâtre Durkheim à la Sorbonne) :

Diversité culturelle et pluralisme de l’information à l’ère numérique : mêmes combats?

Diversité culturelle

 

Voici le document de présentation :

Diversité culturelle et pluralisme de l’information à l’ère numérique

 

A l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne (Centre Mahler) :

Les capitales européennes et la culture depuis 1945 : Berlin, Londres, Madrid, Paris

Capitales européennes

 

Voici le document de présentation :

Seminaire_capitales_europeenes

Nous finirons la semaine plus savants que nous ne l’avons commencée…

 

 

Géographie(s) de la culture. Les lieux de la culture

Bonjour,

je poste ici les powerpoints des cinq premières séances du cours de L3 de Médiation culturelle sur la géographie de la culture. Les autres suivront…

 

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Soirée de l’Adami le mardi 29 septembre 2015

L’ADAMI, société de gestion collective des droits de propriété intellectuelle des artistes-interprètes, fête cette année ses 60 ans.

Elle fêtera dans quelques jours un autre anniversaire : celui des trente ans de la loi de 1985 sur les droits d’auteur et droits voisins.

A cette occasion, elle organise une soirée à la Sorbonne, le mardi 29 septembre, un hommage (une fois n’est pas coutume!) des artistes aux parlementaires et autres personnalités politiques.

Une lecture de textes et d’extraits de textes politiques (dans le choix desquels votre serviteur a joué un petit rôle…) sur le thème de la relation des politiques aux artistes et à la culture sera mise en scène par Zabou Breitman et interprétée par elle-même, François Cluzet, Christine Murillo et Hervé Pierre de la Comédie Française. Ils seront accompagnés par quatre jeunes comédiens du Conservatoire national avec la participation musicale de Chapelier Fou.

Vous pouvez vous inscrire à l’adresse suivante :

https://www.weezevent.com/30-ans-loi-1985

Et découvrir l’ADAMI à cette autre adresse :

http://www.adami.fr/

L’amphi de la Sorbonne est grand, venez nombreux!